PIERRET SYSTEM

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PIERRET SYSTEM

Name : PIERRET SYSTEM

Entry date : 21/03/2014

Place : Luxembourg

Sector : Wood, paper, printing, publishing

Website : http://www.pierret-system.com

Business number : BE0412.081.734

Description


Dans les années 1950, le grand-père de son actuel dirigeant, Jean-Luc Pierret fabriquait des jeux de quilles. Son père a choisi lui de se lancer dans la menuiserie générale avant de faire de l’entreprise, en 1967, la première en Belgique à fabriquer des châssis en PVC. Jean-Luc Pierret a ensuite pris la tête de la société en 1983 : développement, internationalisation, il a assuré la croissance de l’entreprise et préparé sa succession. L’an prochain c’est sa fille qui prendra le relais après avoir travaillé 9 ans dans l’entreprise. Son fils est aussi actif dans une autre société du groupe.

Testimony


Jean-Luc Pierret

Un industriel de fenêtres artisanales

Un « industriel de fenêtres artisanales », c’est comme cela que Jean-Luc Pierret définit Pierret System. C’est, selon lui, ce paradoxe qui guide toute la stratégie de la société et qui fait également mieux comprendre les défis d’aujourd’hui. Le groupe, implanté à Libin au bord de la E411, a réorienté sa distribution en 2005 pour se concentrer exclusivement sur le B to C. Pour Jean-Luc Pierret, «notre société se distingue des autres par divers points. Tout d’abord, nous ne faisons pas de production de masse même si nous sommes leader sur le marché du PVC. Ensuite, nous ne nous différencions pas par le coût mais par les caractéristiques et la qualité de nos produits.»

 

Des défis venus de l’Est

 

Parmi les défis de Pierret System dans les prochaines années, contrer l’attaque des nouveaux entrants issus des pays de l’Est, essentiellement la Pologne qui cassent les prix avec une qualité discutable. Pour Jean-Luc Pierret : « L’Allemagne ou encore la France ont pris des mesures au niveau des marchés publics ou des douanes pour contrôler la qualité des produits entrants sur leurs marchés. En France, il y a notamment une norme d’agrément technique qui doit être rencontrée pour pouvoir avoir accès aux marchés. Cette norme représente un investissement non négligeable : nous sommes soumis à 4 audits par an sur la qualité de nos produits et cela nous coûte entre 100 et 150.000 euros. Mais ces contraintes imposées aux entreprises sont nécessaires pour maintenir sur le marché des produits de qualité. Il faut être conscient que des fenêtres, ce n’est pas un achat anodin que l’on peut changer à relativement brève échéance comme une voiture, si on a oublié une option ou choisi un modèle qui ne convient pas. Des châssis, cela dure environ 40 ans et c’est long lorsque l’on a posé un mauvais choix ou que l’on est confronté à un produit défectueux. »

 

L’exportation au cœur de la stratégie de développement

 

Jean-Luc Pierret : « La part de notre chiffre à l’exportation est aujourd’hui d’environ 35%, la volonté du groupe est qu’elle représente plus de 50% dans les 5 années à venir. Nous continuons bien entendu à avoir de l’ambition! Il faut être conscient que la poursuite de notre croissance ne pourra pas se faire uniquement sur le marché belge, trop petit. Notre principal argument, c’est de faire des produits exclusifs sur des zones exclusives et les nouveaux clients, nous ne pourrons plus aller les chercher sur notre marché domestique.»

Jusque dans les années 2000, Pierret System évoluait essentiellement sur le marché belge et de l’autre côté de la frontière française, puis elle a étendu son champ de distribution à la France, la Suisse et au Grand-Duché de Luxembourg. Des marchés qui permettent de rester dans un rayonde 850 kilomètres environ du site de production, soit une journée de route en camion. L’an prochain, c’est l’Allemagne qui s’ajoutera aux marchés à l’exportation. Cela implique la création d’une société de commercialisation au Grand-Duché, pour être au plus près géographiquement et surtout linguistiquement de ce marché à fort potentiel.

 

Des investissements pour poursuivre la croissance

 

« Dans notre stratégie pour les années futures qui est, entre autres, guidée par la nécessité de contrer l’invasion de produits des pays de l’est, nous avons décidé de repositionner notre offre à un niveau supérieur. C’est pour cette raison que nous avons investi dans de nouvelles machines, par exemple.» indique Jean-Luc Pierret. 

 

« Le besoin de financement total de notre nouveau plan stratégique se monte à 16 millions d’euros, pour une entreprise qui fait un chiffre d’affaire de 55 millions et qui est très saine financièrement. Nous nous sommes évidemment tournés vers les banques. Ce sont elles qui nous ont conseillé de contacter la S.R.I.W. Notre nouvelle stratégie est en développement depuis deux ans, elle sera opérationnelle l’an prochain et sera totalement innovante sur le marché européen de la fenêtre. Une fois lancée, nous aurons à nouveau besoin de capitaux pour la développer. Notre partenariat actuel avec la S.R.I.W. ne devrait donc être qu’une première étape pour envisager ensuite une levée de capitaux plus importante encore, ce qui sera décidé endéans les deux années à venir.

 

Notre relation actuelle avec la S.R.I.W. est purement financière, nous avons beaucoup apprécié leur écoute mais également leur implication dans la compréhension de la société, cela s’est traduit par un audit technique qu’ils ont fait réaliser avant de décider de leur intervention. Nos banquiers nous connaissent depuis de nombreuses années, ils connaissent notre savoir-faire technique, ce n’était pas le cas de la S.R.I.W. qui s’est donné les moyens de s’assurer de la pertinence de son investissement.

 

Nous allons d’ailleurs nous revoir dans les semestres à venir dans le cadre de notre nouvelle stratégie. La S.R.I.W., au-delà de l’aspect purement financier, devrait jouer un rôle important dans notre développement. Nous espérons d’eux qu’ils nous soutiennent et conseillent, par exemple, pour la constitution d’un conseil d’administration où seront présents des administrateurs indépendants. Il faudra encadrer la croissance. Enfin, la S.R.I.W. a un réseau incomparable en Wallonie, elle ouvre la porte à de nouveaux contacts qui sont nécessaires pour continuer à évoluer

 MAI 2015