ECOSTERYL

Information

Description

AMB – Ecosteryl développe des technologies de pointe afin de permettre le traitement sanitaire de déchets médicaux à risques infectieux mais aussi leur recyclage et leur valorisation. Les déchets médicaux sont classés par les institutions internationales comme le déchet le plus dangereux rejeté, au même type que les déchets de type radioactifs. Ils sont en effet le vecteur principal des virus et bactéries à l’origine de pandémies. Les solutions technologiques développées par AMB, avec le concours de l’Institut Louis Pasteur, sont 100% écologiques, ne produisant aucun rejet ni nuisance, tout en autorisant la valorisation des produits issus de leur traitement.

Testimony

Philippe Dufrasne Président de CA

 Première, à l’export, dans le traitement des déchets hospitaliers. 

AMB-Ecosteryl est une entreprise familiale spécialisée dans la conception et la fabrication de machines pour le traitement et la valorisation des déchets médicaux. Elle s’est inspirée de la technique du micro-ondes pour mettre au point un procédé capable de broyer et de décontaminer les seringues, pansements et autres déchets issus du monde médical afin de pouvoir les recycler. Elle offre une précieuse alternative au traitement des déchets infectieux par incinération. 

« Notre reconnaissance internationale nous permet de vendre nos machines en direct à l’ONU, à l’OMS, à la Banque Mondiale ainsi qu’aux nombreuses banques internationales de développement», nous confie le président de l’entreprise, Philippe Dufrasne,

Une croissance qui attire les investisseurs….

Les machines « Ecosteryl » s’exportent en effet aux quatre coins du monde : de l’Europe à l’Amérique, en passant par l’Afrique. Capables de traîter de 75 à 300kg de déchets médicaux par heure, ces installations intéressent les professionnels du déchet, les hôpitaux ou les gouvernements. Avec la crise du Covid, la demande s’est envolée, le chiffre d’affaire a grimpé, près de 15 millions d’euros en 2020.  L’entreprise, qui emploie 35 personnes dans la région montoise, vient de doubler sa surface de production. Sa croissance a éveillé des intérêts. 

« Nous étions approchés par des clients et de grands acteurs du métier, reconnaît Philippe Dufrasne, et on discutait avec ces grands utilisateurs. Mais ils mettaient principalement l’accent sur une rentabilité rapide, ils n’apportaient aucune vision à long terme. Et nous voulions rester maîtres de notre avenir.»

C’est ce qui décide  l’invest IMBC (qui accompagne le développement de la société depuis 1998)  à les mettre en relation avec la SRIW.. Sabine Colson, Invest Manager, analyse la situation : 

« L’entreprise faisait du bénéfice, elle n’avait pas besoin d’argentEn venant nous trouver, elle cherchait surtout à être accompagnée pour passer à une autre phase de son développement. Elle savait qu’elle devait se structurer pour grandir, tout en préservant son ancrage wallon et la filiation familiale. » 

Acquérir une notoriété sur son marché domestique.

Mission accomplie. AMB-Ecosteryl a ouvert son capital, la SRIW y est entrée à hauteur de 10% par rachat d’actions, aux côtés d’IMBC. Deux administrateurs indépendants avec des profils complémentaires ont rejoint le conseil d’administration.

« La société était surtout tournée vers l’international, explique la CEO Amélie Matton, nous étions plus connus ailleurs que chez nous et nous souhaitions renforcer notre positionnement sur le marché belge. La SRIW nous a apporté son réseau relationnel pour améliorer notre visibilité. Le marché belge est complexes, avec trois législations différentes. Nous cherchons à y faire reconnaître notre technologie. »

« Avec eux, nous avons discuté davantage de création de valeur que de finance, reconnaît Sabine Colson. Nous sommes pragmatiques, nous cherchons des solutions dans l’intérêt de la société pour qu’elle continue à grandir de façon pérenne. Nous sommes connectés à tout un écosystème, nous pouvons offrir des solutions cohérentes. »

Connexion à l’écosystème wallon.

La crise du Covid n’a pas facilité les négociations entre les responsables d’AMB-Ecosteryl et l’invest public, puisque  tout s’est effectué à distance. Mais le Covid a déjà permis une première insertion de l’entreprise en Wallonie, avec le traitement des déchets issus de la vaccination publique. Une deuxième perche est lancée : 

«Nous avons été mandatés, par le gouvernement wallon, comme experts en stérilisation pour recycler les masques chirurgicaux, dit Amélie Matton.  Le rôle de la SRIW dépasse de loin le cadre financierils nous aident dans notre réflexion stratégique alors qu’une nouvelle génération reprend la main. Mons est appelé à devenir une vitrine de notre savoir faire. » 

Les accords n’ont été signés qu’en septembre 2020, mais ils impactent déjà le quotidien de l’entreprise. 

« C’est comme un contrat de mariage, ajoute Sabine Colson. Nous avons discuté longtemps parce qu’il y a aussi beaucoup d’émotion quand un chef d’entreprise ouvre son capital. L’argent n’est pas la seule question, il y a aussi un arbitrage pour savoir si ça en vaut vraiment la peine et ce que ça peut lui apporter. Cela se joue dans le registre humain. La confiance est fondamentale pour réussir. »