IMCYSE

Information

  • Entry date 12/06/2019
  • Place LIEGE
  • Activity sector
    Pharma, sciences du vivant, medical devices
  • Website www.imcyse.com

Description

Imcyse développe des immunothérapies actives et spécifiques visant à traiter et guérir des maladies chroniques sévères causées par des distorsions du système immunitaire.

Testimony

Thomas Taapken CEO

« Une nouvelle pépite biotech »

Imcyse est une spin off de la KUL,  créée en 2010 par le professeur Saint-Remy et installée aujourd’hui au Sart Tilmant avec une équipe de 30 personnes.

Cette start up a développé une technique d’immunothérapie active pour soigner des maladies incurables comme le diabète de type1 ( qui est inné et qui frappe de jeunes enfants). Cette technique est radicalement neuve ou « disruptive » car elle fonctionne un peu comme un vaccin thérapeutique : on introduit dans l’organisme des molécules synthétiques appelées « Imotopes » qui vont détruire les cellules immunitaires perturbées par la maladie. Le but est d’arrêter le processus de destruction et donc la maladie. On peut même espérer la guérir si on prend la maladie assez tôt, quand il reste assez de cellules saines pour régénérer l’organisme.

« La plupart des traitements du diabète ne sont pas curatifs, ils soignent seulement les symptômes, dit les CEO d’Imcyse, Thomas Taapken. Ici, la technologie est novatrice parce qu’on s’attaque aux causes de la maladie, on cible les cellules du système immunitaire qui sont atteintes, on est les seuls à avoir une telle approche. »

  Premiers essais cliniques encourageants.

Imcyse a lancé,  fin 2017, un essai clinique de phase B1  sur une quarantaine de patients diabétiques provenant de 7 pays européens. Les premiers résultats sont encourageants. Mais ce n’est que le début d’une longue démarche : il faudra démontrer que cette nouvelle technique thérapeutique est non seulement sans danger pour les patients (phase1) , mais qu’elle est réellement efficace pour traiter leur maladie (phase2) et qu’elle peut s’utiliser à grande échelle (phase 3). Autant dire des années d’études cliniques.

« Le cycle biotech est plus long à mûrir que celui des autres industries technologiques, souligne Thomas Taapken, il nous faudra au moins 6 ans pour arriver à mettre notre produit sur le marché. On n’en est qu’aux premières étapes, l’aventure comporte beaucoup de risques techniques et financiers. »

Le risque est  d’autant plus grand, qu’Imcise ne s’attaque pas seulement au diabète de type 1. La start up  entend aussi soigner la sclérose en plaque, sur laquelle elle a fait de longues recherches. Elle compte également traiter la polyarthrite rhumatoïde, une affection qui touche des milliards de personnes dans le monde. Elle vient de signer un partenariat avec Pfizer pour percer dans ce domaine. C’est une véritable plate forme technologique qu’elle développe avec des thérapies immunitaires spécifiques aux différentes maladies.

 La SRIW entre au capital d’Ymcise.

Inutile de dire qu’il faut beaucoup de capitaux pour mener ces recherche à bon terme.

Imcyse a procédé, en juin 2019, à une nouvelle levée de fonds de 28 millions d’euros. La SRIW a répondu présent, aux côtés de fonds d’investissement privés et des actionnaires de départ : Biogenosis et Noshaq. La SRIW détient aujourd’hui 9,5% du capital d’Imcise.

« On a participé à l’augmentation de capital parce qu’ils répondent à tous nos critères, explique Olivier Bouchat.  Leur projet est crédible, il est ambitieux, il est suivi par un management compétent, ce sont des acteurs reconnus dans les biotech et des fonds importants co-investissent avec nous. »

« Ici on est arrivé à un stade de développement qui correspond à leur philosophie d’investissement, estime la porte parole d’Ymcise, Marie Gérard. Ils sont entrés dans un syndicat d’actionnaires, aux côtés des actionnaires historiques de l’entreprise. C’est un bon signe pour l’avenir. »

« Nous cherchions des investisseurs orientés sur le long terme, dit Thomas Taapken, peu importe qu’ils soient privés ou publics. On est en dialogue constant  avec eux. Parce qu’on aura encore besoin d’argent pour arriver à mettre nos produits sur le marché  et à créer de la valeur. Nous espérons que la SRIW continuera de nous soutenir. »