BOTALYS

Informations

  • Date dʼentrée 17/12/2019
  • Lieu ATH
  • Secteur dʼactivité
    Chimie, verre et autres matériaux
  • Site Internet https://botalys.com

Description

BOTALYS a mis au point une méthode de culture hydroponique en ferme verticale qui lui permet, avec un minimum d’empreinte écologique, de faire pousser des plantes à forte teneur en composés bioactifs, dans des conditions plus favorables que celles de la culture agricole traditionnelle. Sa clientèle est active dans les secteurs alimentaire, nutraceutique, pharmaceutique et cosmétique.

Témoignage

Pierre Antoine Mariage CEO

« Un pionnier dans la culture des plantes médicinales »

Les biotechnologies sont le plus souvent tournées vers le médical, mais la phytothérapie et les compléments alimentaires s’imposent de plus en plus dans le domaine de la santé.

C’est sur ce marché que Botalys s’est lancé il y a une dizaine d’année. Pierre Antoine Mariage a mis au point une technique de culture des plantes en milieu contrôlé qu’on appelle hydroponie. Pratiquement , il cultive ses plantes sur un substrat neutre et inerte qui est régulièrement irrigué avec une solution de sels minéraux et de nutriments. On parle d’agriculture verticale.

L’intérêt de cette technique est d’apporter une qualité constante aux plantes, c’est ce que recherchent tous les producteurs de plantes médicinales.

Et s’il est une plante médicinale reconnue entre toutes, c’est le ginseng. Il est utilisée depuis 4000 ans en Asie pour permettre de « vivre vieux et en bonne santé ».  Pierre Antoine Mariage s’est lancé dans la culture de cette célèbre racine avec Paul-Evence Coppée, il y a 6 ans de cela. La demande est énorme, 6.000 tonnes par an dans le monde, mais la production asiatique est souvent peu fiable. Alors que Botalys, arrive à produire, sans discontinuer, un ginseng à haute teneur active (l’équivalent d’une racine de 20 ans d’âge ).

« On est les seuls au monde à avoir cette technologie éco-controlée, affirme Pierre Antoine Mariage, on arrive à standardiser la culture du ginseng, la plante garde toujours la même concentration et la même stabilité. La production est contrôlable et duplicable, on se rapproche du marché médical. »

 Une deuxième ferme verticale pour produire 15 mille tonnes de ginseng.

Ce n’est pas étonnant que de grands producteurs d’huiles essentielles comme Pranarom soient déjà clients de Botalys. Difficile de suivre leurs commandes, d’ailleurs. La start up dispose d’une petite ferme verticale, à Mons, mais le site arrive déjà à saturation avec moins de 5 tonnes de poudre de ginseng par an. Botalys veut tripler la mise pour arriver à monter en puissance jusqu’à produire 15 mille tonnes par an. Elle sait comment les vendre : le marché asiatique est particulièrement intéressé, l’entreprise a déjà noué des accords au Japon. Et elle est bien implantée aussi sur le marché américain. Elle fait déjà du chiffre d’affaire, un demi million d’euros par an, mais elle n’arrivera à l’équilibre financier qu’après son extension. Elle devra du même coup engager une vingtaine de personnes supplémentaires.

« Nous avons déjà vendu toute la production des trois prochaines années, dit Paul Evence Coppée, il est urgent d’augmenter nos capacités. Nous n’arrivons pas à fournir tous nos clients, le marché de la phytothérapie et des compléments alimentaires est en plein boom. »

Investir dans l’expérience pour maintenir la production en Wallonie.

Botalys a déjà procédé à 5 augmentations de capital, mais c’est la première fois que la SRIW est intervenue. La société d’investissement locale, Wap Invest lui avait préparé le terrain. Mais il fallait élargir le tour de table pour lever 8 millions €. La SRIW a apporté 4 millions € , pour partie en capital et pour partie sous forme de prêt.

« Leur projet est mûr assez pour que nous investissions aujourd’hui, reconnaît Olivier Bouchat. Leur technologie est innovante, elle apporte une qualité qui n’existait pas sur le marché des compléments alimentaires, ils peuvent la produire à bon prix et leur équipe de direction est professionnelle. »

Paul Evence Coppée précise que des fonds d’investissement français avaient manifesté un vif intérêt pour leur technologie. Est-ce cette marque d’attention appuyée qui a décidé la SRIW à intervenir ? Le co-CEO, Paul Evence Coppée n’est pas loin de le penser.

« Les français risquaient de mettre la main sur l’entreprise…mais notre ambition est de participer au développement de l’économie locale, nous allons créer de l’emploi et ils l’ont bien compris, à la SRIW, nous partageons les mêmes valeurs. S’ils investissent, c’est une manière de garder la production en Wallonie, même si l’essentiel sera vendu à l’export. Avec le bénéfice d’une rentrée de devises. »