CLUEPOINTS

Informations

  • Date dʼentrée 16/07/2015
  • Lieu LOUVAIN-LA-NEUVE
  • Secteur dʼactivité
    Pharma, sciences du vivant, medical devices
  • Site Internet http://cluepoints.com/

Description

Fondée en octobre 2012, Cluepoints est une spin-off de la société IDDI (International Drug Development Institute). Elle commercialise un moteur de recherche baptisé SMART qui permet de vérifier la qualité des données des études cliniques et d’améliorer certains processus cliniques complexes et coûteux.Le produit développé par Cluepoints vise donc à renforcer l’efficacité du travail des laboratoires pharmaceutiques en réduisant les erreurs et les risques qui peuvent être fatals pour les patients ou l’exploitation commerciale des brevets.
Etablie à Mont-Saint-Guibert, Cluepoints a réalisé en juillet 2015 une importante d’augmentation de capital. Cette opération a permis à la société de lever un total de 6 millions d’euros permettant le déploiement au niveau mondial d’une solution « Software as a Service (SaaS, logiciel à utiliser à distance) ».
L’entreprise a démarré avec cinq personnes et en emploie aujourd’hui plus de 30, l’entièreté de la R&D et l’opérationnel se trouvent à Louvain-La-Neuve et son marché le plus important se situe aux Etas-Unis.

Témoignage

François Torche CEO

« Une révolution logicielle dans les essais cliniques »

La société Clue Points est née à la charnière des Biotech et de l’industrie numérique. Elle a mis au point un logiciel qui permet de détecter les erreurs dans les études cliniques.  Ces études, qui sont indispensables pour vérifier l’efficacité et l’innocuité des médicaments avant leur mise sur le marché, coûtent excessivement chers. Et il arrive que ceux qui les réalisent, sur le terrain, commettent des fautes involontaires : ils peuvent, par exemple, négliger de prendre le poids exact ou la température des patients testés. Une petite erreur qui peut dénaturer les résultats. Parfois aussi, des erreurs s’avèrent moins involontaires,  certaines études sont délibérément faussées.

Tout cela, le logiciel de Clue Points le détecte. C’est un outil statistique qui indique aux firmes pharmaceutiques, commanditaires des études cliniques, les anomalies rencontrées. Et donc les corrections à apporter à l’étude. Le système a été validé par la Food and Drug Administration, le régulateur américain. Deux grandes firmes pharmaceutiques l’utilisent déjà : Pfizer et Sanofi.

« Il nous a fallu beaucoup de temps pour construire la solution CluePoints, en raison de la gamme complexe d'algorithmes statistiques utilisés, explique François Torche, le CEO de l’entreprise. Mais le résultat est un moteur puissant qui peut être utilisé dans tous les essais cliniques de stade avancé. »

 Une croissance rapide à l’international

Pas moins de 100.000 études cliniques sont en cours dans le monde, Clue points a devant elle un marché énorme. Son logiciel a déjà permis de passer au crible de ses algorithmes plus de 250 de ces études. D’autres gros clients pharmaceutiques sont à portée de main.

Issue du plan Marshal en 2012 à peine, la société a grandi très vite. Au départ , elle n’était qu’une spin off, sortie du giron de l’entreprise IDDI créée par le bio-statisticien Marc Buysse, un spécialiste de la collecte et de l’analyse des données pour essais cliniques. Mais la spin off a rapidement pris son envol, les chiffres le montrent. En quelques années, Clue Points a multiplié ses effectifs par 10 , elle emploie aujourd’hui 80 personnes, pour partie au siège à Mont Saint Guibert,  et pour partie aux Etats-Unis où elle est bien implantée. Son chiffre d’affaire,  qui n’excédait pas 1,5 million € en 2016, atteint les 13 millions € en 2019 et François Torche espère le doubler dans les 3 années à venir. Une croissance qui réjouit les actionnaires historiques de l’entreprise mais qui demande des réajustements structurels.

 Intéresser le management pour sécuriser l’entreprise.

La valeur de l’entreprise a suivi la croissance des affaires et le fondateur de Clue Points, Marc Buysse, a décidé fin 2019 de céder 10% de sa participation à l’équipe dirigeante, en reconnaissance du chemin parcouru. Très bien, mais ni le CEO, ni le responsable commercial n’avaient les liquidités nécessaires pour racheter ce capital. C’est là que la SRIW est intervenue.

« Nous avons prêté de l’argent aux managers, explique Sébastien Durieux, et nous avons cédé une partie du capital que nous détenions dans l’entreprise depuis 2015. Pourquoi ? Pour que l’équipe dirigeante reste en place. Parce que les jeunes entreprises doivent beaucoup à la qualité de leur management, si les dirigeants s’en vont-ils risquent de déstabiliser la société. Nous voulions sécuriser la situation. »

Objectif rencontré, le CEO (français) François Torche le reconnaît :

« Cela nous a mis le pied à l’étrier, dit-il. Grâce aux garanties de la SRIW, nous avons obtenu un prêt bancaire et le montage a été possible. La SRIW reste actionnaire de l’entreprise et c’est bienvenu pour les développements à venir. »