DESOBRY

Informations

  • Date dʼentrée 29/05/2020
  • Lieu TOURNAI
  • Secteur dʼactivité
    Agro-alimentaire
  • Site Internet https://www.desobry.be/

Description

Les biscuits Desobry sont d’authentiques produits belges : chaque biscuit est produit à Tournai (en Belgique), et la plupart des biscuits Desobry sont recouverts de délicieux chocolat belge. Considérée comme l’une des marque les plus savoureuse au monde, Desobry a toujours été synonyme d’excellence culinaire, de plaisir et de découvertes.
Aujourd’hui, Desobry est une biscuiterie familiale qui vend dans plus de 40 pays, séduit les plus grandes marques de la distribution mondiale, produit 45 biscuits différents et qui se veut innovante, à la fois en termes de nouveauté-biscuit qu’en termes de nouveauté-emballage.

Témoignage

Thierry Huet CEO

Une entreprise qui compte dans la biscuiterie en Belgique. 

La marque Desobry est peu connue du grand public, et pourtant… cette entreprise de biscuits est une véritable institution à Tournai où elle a été créée il y a plus de 70 ans. Familiale au départ, la société est passée aux mains de plusieurs grands groupes avant d’être rachetée en 2000 par son manager, Thierry Huet. Depuis 20 ans, ce patron s’est démené pour moderniser son usine, développer des produits plus spécifiques et conquérir de nouveaux marchés.  Desobry produit aujourd’hui plus de 5 mille tonnes de biscuits par an, essentiellement pour les grands distributeurs comme Aldi, Lidl ou Carrefour qui les vendent sous marque propre. Plus de 80% de la production est destinée à l’exportation, un record ! Desobry emploie de 130 à 200 personnes, suivant les saisons, pour un chiffre d’affaire de 29 millions d’euros à l’exercice 2019-2020.

« Même si son nom est peu connu, reconnaît Stephanie Montenair, Investment Manager à la SRIW, Desobry est une entreprise incontournable dans la biscuiterie en Belgique. Elle fait preuve d’une capacité d’innovation étonnante et elle met son point d’honneur à s’approvisionner auprès de fournisseurs locaux. »

« Nous sommes No 1 pour la qualité aux tests de goût, affirme Thierry Huet, patron et principal actionnaire de Desobry , nous avons été sélectionnés par la grande distribution anglaise et canadienne qui sont extrêmement exigeantes. Nous travaillons pour affirmer davantage notre marque propre, mais cela demande énormément de moyens financiers et d’investissements publicitaires. Nous avons réussi à maintenir notre capacité d’innovation en stand alone, ce n’est pas rien face aux géants du secteur. » 

Besoin d’un matelas financier après de gros investissements. 

Thierry Huet a régulièrement réinvesti ses bénéfices dans l’outil de production. En 2018-2019,  il s’est lancé dans la construction d’un nouveau bâtiment équipé de lignes de production plus robotisées munies de machines plus digitalisées, avec de grands espaces de stockage et du packaging dernier cri. L’investissement se monte à 18 millions d’euros. Thierry Huet a obtenu un financement bancaire, mais il craint d’arriver un peu court dans sa trésorerie au quotidien, surtout que les subventions promises à l’investissement tardent à arriver. Par précaution, il demande une avance à la SRIW. 

« C’est la première fois que Desobry faisait appel à nous, explique Stéphanie Montenair. La société s’est toujours autofinancée jusqu’ici et avait un cap difficile à passer après ce gros investissement. On devait l’aider, d’autant qu’on intervenait en cofinancement avec des partenaires bancaires. Nous lui avons accordé 2 millions d’euros sous forme de prêt subordonné. Il n’est pas inhabituel que la SRIW participe à des interventions de reconstitution du fonds de roulement. De manière générale, lors de ses interventions, la SRIW met tout en œuvre pour créer un effet de levier. »

« Cette formule de prêt subordonné est la meilleure solution parce qu’elle n’alourdit pas nos dettes à court terme. Ce prêt ne doit être remboursé qu’après l’emprunt bancaire, à l’échéance de 3 ans, il est considéré comme des quasi fonds propres. Il rééquilibre notre bilan et donne confiance aux banques un peu plus craintives dans la cadre d’un -big jump- comme celui-ci. »

Envisager l’avenir avec confiance, malgré la crise Covid. 

La nouvelle usine d’Orq est opérationnelle, mais Desobry a dû faire gros dos pendant le confinement lié à la crise du Coronavirus. En 2020, l’entreprise a perdu 13% de son chiffre d’affaire, parce que ses biscuits sont liés au festif et à l’univers des cadeaux qui ont été durement impactés par les mesures sanitaires prises pour lutter contre la pandémie. Thierry Huet ne regrette pas d’avoir frappé à la porte de la SRIW pour assurer ses arrières. 

« L’intervention de la SRIW a contribué à stabiliser l’entreprise, dit-il, elle nous adonné un bol d’oxygène pour passer un moment difficile. Cela m’a permis de mieux la connaître,  de tester sa réactivité et de voir la palette d’interventions qu’elle peut nous offrir pour l’avenir. En tant qu’industriel, ma préoccupation est de continuer à innover, tout en restant assez compétitif pour exporter et créer de la richesse en Wallonie. »

« Desobry est une entreprise en croissance, ajoute Stéphanie Montenair, elle est active sur un marché très concurrentiel où elle doit affronter d’importants concurrents. Elle arrive à se démarquer par son innovation et parvient à exporter sa production dans le monde. C’est tout profit pour la région ! »